Mon programme

Il n’échappera à personne que la 8ième circonscription dont s’est dotée la France pour représenter ses ressortissants à l’étranger est à elle seule un défilé d’histoires, de mythes fondateurs et de civilisation. La 8ième circonscription est à elle seule et est sans doute la seule à être un berceau aux multiples enfants dont les noms résonnent comme autant de fondements fichés dans le marbre de la grande Histoire. Qu’on en juge : Jérusalem, Athènes, Rome et Constantinople ; le Vatican, Chypre, Malte et Saint Marin étant les perles de cette quadruple couronne.

C’est avec force humilité que j’ai pris la décision enivrante de vouloir représenter les Français de ce que l’on nomme l’Europe du Sud à l’Assemblée Nationale.

Je suis Français par ma naissance ; Israélien par ma résidence, je demeure à Tel-Aviv ; Grec par ma profession, je suis de formation philosophique ; Italien par la langue et Ottoman par mes lointains ancêtres.

Si je dois résumer mon activité jusqu’aujourd’hui. J’ai tenté de nouer des liens réflexifs, journalistiques et intellectuels entre les quatre civilisations qui ont passé sur le monde et qui tendent à présent à n’en faire plus qu’une seule : celle du vivre ensemble sans pour autant faire l’économie des joutes, des différends et des luttes. Les hauts faits de mon parcours furent d’avoir sillonné dans tous les sens durant de nombreuses années tous ces territoires et d’en avoir tiré plusieurs dizaines de documentaires et de fictions pour les plus grandes chaînes de télévision, mais ce fut surtout celui d’avoir construit en France durant une dizaine d’années un réseau de télévision française Juive (TFJ) diffusée dans 70 pays qui m’a permis d’établir des liens culturels mais surtout politiques dans les différents pays que je désire représenter à l’Assemblée Nationale.

Je sais ce qu’être expatrié veut dire. Mes différentes résidences à travers l’Afrique du Nord, Maroc et Algérie, puis européennes, France, Italie et Allemagne et aujourd’hui Israël m’ont appris ce que les mots de culture à préserver et à développer veulent dire mais ma situation m’a surtout appris combien le combat politique pour préserver et développer ses identités multiples signifie. Sans combat pour le droit et la culture, la liberté – et le bien-être en est la condition – n’existe pas. Or qui mieux qu’un expatrié peut deviner ce que la Justice veut dire ? Chrétien en terre musulmane ou Musulman en terre juive ou Juif à l’intérieur des deux entités qui laisse en permanence sur le qui-vive. Cette nécessité de combattre sans une représentation légitime du tiers républicain et laïque est insupportable.

Ce combat pour le droit à la fois légal et moral je veux le mener sur nos terres d’exil volontaire ou non. Je sais les différences lourdes entre un Français vivant en Grèce, en Italie, en Turquie ou en Israël. Mais quoi ?

 

 Le combat reste le même et voici pourquoi :

La tentation de l’expatrié est de se fondre dans le pays de résidence ou d’accueil et de gommer son identité jusqu’en faire un folklore et ceci me semble à la fois une erreur et une impossibilité.

A l’ère de la mondialisation les mots de mère patrie desquels nous devrions tout attendre sont éculés. Chacun d’entre nous a une histoire particulière construite et reconstruite à partir de déracinements nécessaires, volontaires ou fortuits mais bâtis toujours autour de difficultés d’environnement, de langues, d’adaptation et forcément de culture. Certes ces contingences peuvent être heureuses. Elles peuvent être enrichissantes mais elles sont et demeurent marquées par le manque. Celui de s’abreuver à sa langue maternelle, celle-là même de nos recherches et de nos découvertes, celle qui seule peut pérenniser le but d’aller au bout de soi-même et de ses interrogations particulières.

Le hasard, mais y en a-t-il vraiment un, a voulu que tous les pays de cette 8ième circonscription soient davantage des terres d’exilés que d’expatriés au sens étroit. Des exilés qui reviennent mais sans pour autant désirer abandonner la France, lumière des nations, qui a enchanté aussi bien Grecs, Italiens, Turcs que Juifs mais qui les a aussi désespérés avec ses parts d’ombre et parfois de nuit. Car ne nous voilons pas la face le signe de l’expatrié ou de l’exilé est souvent celui du rejet par la mère patrie : raison identitaire, sociale ou économique, chaque exilé a son histoire complexe, chaque expatrié est venu quelque part tenter sa chance ou celle de ses enfants.

Le hasard de l’expatriation n’existe pas et c’est la marque de l’exil qui prend le plus souvent le pas sur la dérive de ses racines et partant de ses droits, car la France et l’attachement que nous lui vouons tous quelque soit notre histoire est une question, à défaut d’amour, de droit et de légalité.

 

Le droit de l’exilé. Le droit à l’exil

Je n’entrerai pas dans un débat philosophique sur l’exil, ses joies et ses déboires, ses délices et ses injustices. Un exil, dans une démocratie est presque toujours signé par la volonté de celui qui part. Les raisons sont infinies et personne ne doit ni ne peut juger celui qui s’y décide. La France offre dans son intelligence la possibilité à l’expatrié de ne se couper ni de son terreau ni de ses racines laïques et républicaines et cette possibilité offerte nous convie à un autre rôle que celui d’une diaspora folklorique.

J’aimerais parler ici avec vous des différentes possibilités ou modalités d’exil. Que l’on soit en Israël, en Italie, en Grèce, à Malte, en Turquie, à Chypre ou à Saint Marin, le détachement de la terre natale participe certes du même manque mais les enjeux des exilés semblent, à entendre chacun en débattre, différents.

 

Qu’en est-il vraiment ?

Nous sommes à l’évidence, tous, des ambassadeurs de la France à l’étranger ; bons ou mauvais, colporteurs de bonnes ou de mauvaises nouvelles, de vraies ou de fausses informations sur la terre natale ou pour certains adoptive.

Quoique nous fassions et de quelque manière que nous agissions nous sommes chacun une manière d’être Français et quelque soit notre intention nous véhiculons malgré nous l’image de la France. Que nous la louions ou l’insultons, cette image nous dépasse car elle nous habite et sommes habités par elle.

Que faire de cette identité dont nous ne pouvons nous exonérer ? Une seule réponse et c’est la mienne : l’accepter, la revendiquer, et s’efforcer de recréer un lien naturel et vivant entre la France et les Français de l’étranger. On pourrait évoquer certes le terme de communauté des Français de l’étranger – si la République ne haïssait ce mot évoquant la fraction et la division, mais comment le dire autrement ?

Nous devons rassembler les ressortissants français de l’étranger autrement qu’autour de spectacles et de parties de cartes. L’Etat français doit nous aider à créer à l’étranger nos infrastructures et un développement pérenne via des investissements entrepreneurials avec des visées de long terme. Nous sommes un appendice français à l’étranger et nous rendrons à la France (mille fois) ce qu’elle nous donnera.

Quel est le problème des expatriés français et de la France en général ?

La notion honnie de communauté et de communautarisme. L’indivisibilité républicaine est à la fois sa grandeur et sa faiblesse. Le Français hait le principe de communauté et applique cette haine à lui-même y compris à l’étranger. D’où le désarroi du Français en terre étrangère. Chacune des nations du monde se regroupe hors de son territoire, fait jouer ses intérêts communs y compris politiques dans le pays d’accueil et favorise l’économie à la fois de son pays de résidence et celle de son propre pays. Le Français ne peut le faire.

Nous devons de toute urgence créer un terme périphérique à celui de communauté et les Français de l’étranger devraient être le ban d’essai de ce nouveau vocable.

Nous devons demander à la France de faire de nous de vrais ambassadeurs de la culture certes mais également et surtout de l’économie française dans les pays d’accueil. Dans tout les pays de la 8ième circonscription la France possède un rayonnement à nul autre pareil et ce depuis des siècles. Pourquoi en va-t-il autrement aujourd’hui ? Nous devons nous interroger sur ce cas de figure étrange et inquiétant. Mais pour cela nous devons raisonner pays par pays car si un dénominateur commun existe, les différences sont palpables et indiscutables.

ISRAEL

Je veux m’adresser en premier aux Français d’Israël  qui représentent le plus important contingent de français à l’étranger. Et le terme de contingence n’est pas choisi au hasard car nous sommes tous marqués par une contingence nécessaire et suffisante à l’endroit de la France ne serait-ce que par nos droits attachés aux diverses cotisations en termes de santé, d’éducation et de retraites. La population française en Israël est fort remarquable puisqu’il s’agit davantage d’un retour d’exilés que d’une expatriation proprement dite. Dans ce cas très particulier la velléité de rompre toute attache avec la terre natale a été et est toujours très forte. C’est une profonde erreur. Alertés, drainés et séduits par les promesses de construction d’un « homme nouveau » qui a depuis longtemps fait faillite, nombre de nos compatriotes en terre d’Israël ont été entraînés  vers l’éloignement voire le renoncement à leur identité française reprochant pour la plupart à la mère patrie ses positions politiques à l’égard du conflit israélo-arabe. Ce fut, je le répète une profonde erreur politique. Car la France est, ne l’oublions pas, même si cela parait de nos jours emphatique et vain pour beaucoup, une démocratie de représentation. La politique, en démocratie, est conduite par des intérêts avant tout, ne nous voilons pas la face, électoraux, et celui qui représente un nombre conséquent d’opinions communes peut faire force de loi et d’intérêt.

Cette bataille visant à faire varier la position de la France à l’endroit d’Israël est jugée perdue par un nombre accru de concitoyens Juifs. Mais attention cela ne résulte ni d’une étude ni d’une analyse mais d’un sentiment et comme tel ce jugement doit être remis en question.

Nous devons enfin reconduire  cette lutte qui a été abandonnée dans les années 70. Ce scrutin est une chance inouïe de constituer enfin et à l’abri des grands partis dont on devine l’intérêt particulier, un mouvement d’intérêt général : réclamer à la France la création pour nos concitoyens français d’une plateforme d’intégration économique et politique ici en Israël ! Cette proposition peut interloquer un Français, elle ne choquerait cependant ni un Russe, ni un Anglais et certainement pas un Américain.

Ce scrutin est une véritable chance offerte aux Français d’Israël. Il est l’occasion inespérée de fonder un mouvement à même de modifier une France sans repères, comme l’avouait un ancien président de la République, et un Israël où la représentation des Français est inexistante à la Knesset.

Car ne l’oublions pas, Israël, ce vieux pays ressuscité, est à la fois le pilier fondateur et l’avant-garde des valeurs civilisationnelles occidentales et orientales. Il est constitué presqu’entièrement de binationaux et devrait être un formidable tremplin pour pousser le vieux système républicain français à plus d’audace.

L’expatrié français en Israël doit être un modèle pour une République affolée, en proie aux démons du racisme et de l’antisémitisme.

L’expatrié Français doit mêler sa voix à la bataille républicaine qui gronde en métropole, c’est son mutisme qui a créé ce sidérant enfermement dans lequel se débat  la nation française à l’endroit de la question multiethnique qui frise à présent l’autisme, c’est à dire la tentation d’abdiquer devant une réalité qui submerge la société.

Que demanderai-je a la France, à l’endroit d’Israël, si je suis élu ?

J’ai appris que le terrain politique est plus subtil que les effets d’annonces. Les vrais lieux du pouvoir sont les cabinets ministériels et les grands groupes industriels. C’est là que je serais présent afin de faire entendre notre voix – ce qui ne m’empêchera pas, fort du mandat qui me sera confié, d’être présent dans les couloirs de l’Assemblée Nationale afin de convaincre également les autres élus.

 

 

Que demander ?

L’impression générale est que la France ne s’occupe pas avec la célérité nécessaire des Français de l’étranger. C’est une certaine forme d’abandon qui est à remarquer. Et l’image de la France au lieu de rayonner s’étiole et se ternit.

Je désire m’employer à remédier à ce mal qui gagne et ronge les attentes légitimes de nos compatriotes et à ce titre les Français de l’étranger de toute l’Europe du Sud sont logés à la même enseigne.

Tous ces territoires semblent être devenus des sortes de territoires perdus de la République.

–         On y accède avec difficulté. Les billets d’avion sont chers. Et les transporteurs ne peuvent jouer la concurrence du fait de la position monopolistique des compagnies nationales. Nous devons remédier  à ce mal en rouvrant le dossier du projet « ciel ouvert à bas prix»

–         Les diplômes acquis en France ont encore du mal à être reconnus par les pays d’accueil, Israël est le mauvais élève de la classe. Mon rôle sera, fort de mon mandat, de négocier avec les autorités compétentes françaises ainsi que celles du pays d’accueil . Car cette situation est inacceptable.

–         J’œuvrerai pour que davantage de bourses d’études soient octroyées aux étudiants, car il en va de la réputation de la France à l’étranger.

–         Les produits culturels français, livres, journaux, musique, spectacles sont hors de prix. Je demanderai leur subventionnement. « L’exception culturelle française » doit également être appliquée à l’étranger…

–         Le problème des retraites est de loin le plus important. Je lutterai pour que les retraites des Français de l’étranger soient garanties afin de faire taire la peur de nos compatriotes à cet endroit.

–         J’œuvrerai définitivement afin que les transferts hypothécaires entre la France et les Français de l’étranger deviennent bientôt un acquis et non plus la source de tracasseries innommables.

–         J’œuvrerai définitivement également pour qu’une information vraie et fiable puisse circuler sur la situation réelle d’Israël. Nos compatriotes installés dans le pays ont une vision réelle et non tronquée puisqu’ils y vivent au quotidien. La France doit en tirer la leçon.

–         Israël, fort d’une population d’un million de francophones doit avoir enfin sa place dans la Francophonie.

–         Je me battrai enfin pour la construction ou l’aménagement de quartiers ou de petites villes, des sources d’emploi en recherche et développement industriels et des universités afin de faciliter la venue du plus grand nombre vers Israël, et je pense à ce grand nombre effrayé par le pas à franchir et dont les revenus sont modestes. Je n’appelle pas à l’exode loin s’en faut. J’en appelle aux ambassadeurs français à venir cultiver le célèbre art de vivre à la française qui nous caractérise.

 

Comment m’y prendrai-je ?

En usant de persuasion et de conviction. Etre Français en Israël sera un statut et un honneur et non une fuite en avant.

ITALIE

L’Italie est un autre pays où l’art de vivre est depuis longtemps légendaire. Où la culture et le goût sont des totems et où le bonheur est un simple signe de reconnaissance. Bien sur la crise économique y sévit et la gronde sociale y est audible, mais il s’agit d’une crise mondiale et comme telle elle passera. Car l’Italie n’est pas un pays « étranger », il est situé aux frontières de l’hexagone dans lequel la population italienne immigrée de longue date est en nombre. Pour elle vivre en Italie ne fut pas un difficile pas à franchir mais davantage une villégiature. Quoique. La nombreuse population Française vivant en Italie subit comme les Italiens de souche les effets dévastateurs d’une crise sans précédent.

Que peut la France pour vous?

La méthode initiée plus haut pour les Français d’Israël sera mon paramètre d’analyse pour nos compatriotes d’Italie. L’octroi d’une aide économique hors les circuits classiques de l’Union Européenne est aujourd’hui une nécessité. Et voici pourquoi.

Certes un expatrié Français en Italie a théoriquement le plaisir de s’avouer être au moins européen même si la crise qui frappe le Monde l’atteint davantage que les autres européens. Car ne l’oublions pas un français d’Italie prend généralement fait et cause pour son pays de résidence et par le fait, d’adoption. Les décisions françaises à l’endroit de l’Italie au Parlement européen l’atteignent en plein cœur. Toutes critiques de l’Italie, pays « Club Med », l’agace et le choque. Il y a à l’endroit de l’Italie une désinformation française patente, son quolibet préféré : pays de farniente et de corruption ! Cette propagande hostile doit cesser. Celui qui vit en Italie sait que le pays se bat de tous ses moyens qui sont grands. Et que les troubles qui secouent la gouvernance italienne sont le fait d’une prise de conscience aigue de la population sur les turbulences de la gouvernance européenne. Une prise de conscience dont la population française de métropole ne prend pas encore toute la mesure.

La France est devenue un pays autiste dans lequel l’information est fermée aux sons de cloche émanant de l’étranger. Le nouveau Président de la République avait dans ses discours de campagne promis de rééquilibrer la position de la France en Europe et de créer face à l’axe franco-allemand, un axe franco-italien. Qu’est devenu ce vœu pieux ? PS et UMP sont comptables de cette profonde erreur politique, jetant la vraie Europe, celle de la Tradition et de ses valeurs dans les bras d’une Allemagne qui vient par contrecoup de créer de bric et de broc une Europe du Nord forte d’un Euro se jetant à l’assaut de la vraie Europe, celle de la Méditerranée.

Notre pays pense qu’en abandonnant l’Italie, la Grèce et Chypre à leur destin économique et Israël à son destin politique, il sera épargné de la déroute économique et politique qui se prépare. Le tour de la France arrivera bientôt malheureusement et sans un sursaut méditerranéen elle se trouvera dépourvue d’alliés le jour venu. Un jour que nous sentons tous arriver. Ce jour funeste est déjà en train de frapper à notre porte mais qui l’entend ?

Un grand versant de notre pays est méditerranéen et une grande partie de notre histoire s’est écrite en Italie. L’Histoire n’est pas terminée. L’Italie est un pays ami, la communauté des intérêts est immense. Les négliger comme y tend le régime actuel est une profonde erreur. Nous demanderons des comptes au Président de la République.

L’Europe du Sud possède une force et un rayonnement que l’on minimise et ridiculise. L’Italie est devenue pour la France la tarte à la crème européenne. A ce titre les investissements français en Italie relève de la portion congrue et cela est insoutenable. L’ultime cri de guerre est  « retirer les avoirs français d’Italie » comme si le pays était devenu maudit ! Est-ce l’attitude d’un ami ? L’énergie et la faconde italiennes sont des atouts et la capacité de travail de ce peuple n’est à vérifier que dans l’apport en main-d’œuvre d’origine italienne qui a construit de ses mains une grande partie de notre pays.

GRECE

J’aurai en toute logique, dû commencer par la Grèce. Non parce qu’elle serait le berceau de la civilisation européenne ou parce qu’elle aurait du fait des invasions multiples écrit une grande partie de son histoire dans la douleur ; mais parce que la Grèce est devenue la principale cible de la moquerie européenne. Et surtout parce que la France s’est mêlée à ce concert d’injures. La Grèce a reçu la facture de tous les maux du monde. Et face à l’instabilité politique dans laquelle elle se débat la France n’est pas restée muette mais sourde.

La France imagine-t-elle ce que ses ressortissants ont pu penser d’elle dans ces moments terribles de quasi insurrection ? C’est la question que nous devons nous poser. Nous ne pouvons certes pas dénier à la France sa capacité à construire une politique étrangère, à faire des choix douloureux en laissant tomber sa propre population exilée sur une terre qui n’aurait plus sa préférence.

La République est heureusement libre et souveraine. Le problème est que la France abandonne surtout les plus démunis de ses enfants : Israël, Italie et Grèce. Ses ressortissants sont, via leur pays d’accueil, raillés même dans les organes de presse dépendants des aides gouvernementales, maltraités par les administrations dont ils dépendent et ne possèdent plus par le fait la capacité pleine d’être et de demeurer un français à part entière. Les ressortissants français à l’étranger doivent demeurer quelque soit la situation politique et économique du pays d’accueil, français, bénéficiaires des aides sociales, de logement et d’emploi qui caractérisent sa citoyenneté fondamentale. Pourquoi ce système d’aide lui serait un dû loin de la mère patrie ? Car il en va du rayonnement de la 5ième puissance mondiale à l’étranger, car toucher un français fut-il établi à l’étranger c’est toucher à toute la République. C’est une loi une, indivisible et indiscutable.

Un expatrié éloigné de la mère patrie ne peut revenir lorsque cela lui chante. Autant dire à un marseillais de venir s’installer à Paris pour bénéficier des aides économiques et sociales qui lui sont dû !

TURQUIE

On parle librement d’un double discours turc à l’endroit d’une entrée éventuelle de la Turquie dans le giron de l’Union Européenne. Nous pouvons imaginer que ce prêche fait mal à une Turquie qui cherche encore sa place en ce Monde après en avoir été le phare durant plusieurs siècles.

Carrefour géographique de deux mondes, la Turquie hésite et se sent rejeter par l’un, l’Occident, pour lequel elle a fait tant d’efforts et par l’autre, l’Orient, pour lequel elle désirerait se sentir partie prenante.

La Turquie est déchirée et erre dans ses alliances avec ses voisins de l’Europe du Sud dont nous parlons.

La Grèce et Israël furent deux de ses conquêtes territoriales et ce durant des siècles. Elle connait leurs avantages et leurs faiblesses, leurs espoirs et leurs mirages à toutes deux : toute la civilisation n’est-elle pas ancrée dans ces deux ports civilisationnels? Elle les domina longtemps puis son tour à elle, l’Ottomane, passa également. La Turquie est sans doute aucun la pièce maîtresse de cette architecture évocatrice qu’est l’Europe du Sud que je désire représenter à l’Assemblée Nationale.

Définitivement il apparait que la place de la Turquie se situe en Europe, entre la Grèce et Israël ! Les effrayantes turpitudes économiques de l’Union Européenne laissent aujourd’hui la Turquie, froide quant à sa prochaine entrée dans l’Union et sans doute a-t-elle raison ? Mais uniquement pour le moment.

Car mon projet majeur de député sera de demander au peuple français de proposer à la Turquie et à Israël une entrée conjointe dans une Union Européenne économiquement pacifiée et dégraissée de l’imbroglio franco-allemand visant à dépecer l’Europe en distinguant les riches des pauvres.  

L’Histoire nous a appris que la seule mission du politique ne pourrait être, sous peine d’invalidation du concept lui-même, que le rassemblement et la pacification. C’est à ces deux pôles que je m’emploierai, si j’ai la grâce d’être l’élu de cette circonscription magique.

LE VATICAN

Le législateur n’a pu, dans sa sagesse, éviter d’inscrire le Vatican dans cette Europe rayonnante. Cette mention temporelle offre un poids particulier à la tache de représenter la France à l’étranger. Face au scandale économique qui éclabousse le Monde, le nouveau Pape a pris la mesure de la leçon à donner.

La France, fille malgré elle de l’Eglise, à défaut d’un nouveau concordat impossible, tirera désormais face à ce modèle récent de compassion papale, l’humilité nécessaire pour continuer à rester elle-même.

SAINT MARIN

Saint Marin est sans l’ombre d’un doute un modèle de République frisant la perfection. Qu’elle soit la plus ancienne de l’histoire européenne encore debout n’est pas son seul titre de gloire. C’est sa modestie et sa volonté farouche de ne pas s’épandre afin de ne susciter aucune malveillance qui crée son auréole de probité et son charme. De tous les pays représentés dans cette Europe du Sud, Saint Marin est un ferment  de longévité et d’endurance à rester elle-même. Elle est un exemple et comme tel, malgré les vicissitudes de sa longue histoire, une aune à laquelle se mesurer. A ce titre que demander à la République de Saint Marin sinon son respect.

MALTE

L’archipel maltais est un exemple de la perte du rayonnement de la France. Malte fut en effet un territoire français sous Napoléon mais qui s’en souvient ? L’Angleterre a su jouer un rôle protecteur et dominant qui marque encore l’Etat indépendant de Malte. Pays d’accueil et de tolérance, Malte est un autre modèle de cette Europe à bâtir. Nos ressortissants, à l’inverse de leurs vis à vis britanniques, Commonwealth aidant,  ne jouissent pas des mêmes facilités. Une modalité qu’il nous faudra tenter de modifier avec les autorités locales.

Je proposerai à l’Assemblée Nationale  de donner les moyens aux français résidant à Malte de se battre pour conquérir  les mêmes droits que ceux des anglais même si les chances d’y parvenir seront minces.

CHYPRE

Je suis heureux de conclure ce court programme par Chypre qui est devenu aujourd’hui le véritable symbole de cette Europe du Sud  dont je souhaite être le porte-voix revendicatif à l’Assemblée Nationale.

Cette île, divisée et martyrisée, est devenue en quelques jours le point focal de la division européenne.  Encore une fois la France n’a  brillé ni par la tolérance ni par la circonspection. Ce fort sympathique petit Etat est à présent, en métropole, montré du doigt comme un repaire d’évadés et d’exilés fiscaux indignes de rejoindre la République. Cette chasse aux sorcières condamnant à tout va est symptomatique du reniement de ses ressortissants de l’étranger par la France. D’un mot, et pour éviter de faire référence à des cas individuels qui viennent de faire sensation, l’expatrié est montré comme un traître à la Nation et ceci est absolument insupportable.

Je ne crois pas que la France soit soudain devenue avare du rayonnement  qui la caractérise et de la générosité d’âme dont elle a toujours su abreuver le Monde.

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