ISRAEL

Je veux m’adresser en premier aux Français d’Israël  qui représentent le plus important contingent de français à l’étranger. Et le terme de contingence n’est pas choisi au hasard car nous sommes tous marqués par une contingence nécessaire et suffisante à l’endroit de la France ne serait-ce que par nos droits attachés aux diverses cotisations en termes de santé, d’éducation et de retraites. La population française en Israël est fort remarquable puisqu’il s’agit davantage d’un retour d’exilés que d’une expatriation proprement dite. Dans ce cas très particulier la velléité de rompre toute attache avec la terre natale a été et est toujours très forte. C’est une profonde erreur. Alertés, drainés et séduits par les promesses de construction d’un « homme nouveau » qui a depuis longtemps fait faillite, nombre de nos compatriotes en terre d’Israël ont été entraînés  vers l’éloignement voire le renoncement à leur identité française reprochant pour la plupart à la mère patrie ses positions politiques à l’égard du conflit israélo-arabe. Ce fut, je le répète une profonde erreur politique. Car la France est, ne l’oublions pas, même si cela parait de nos jours emphatique et vain pour beaucoup, une démocratie de représentation. La politique, en démocratie, est conduite par des intérêts avant tout, ne nous voilons pas la face, électoraux, et celui qui représente un nombre conséquent d’opinions communes peut faire force de loi et d’intérêt.

Cette bataille visant à faire varier la position de la France à l’endroit d’Israël est jugée perdue par un nombre accru de concitoyens Juifs. Mais attention cela ne résulte ni d’une étude ni d’une analyse mais d’un sentiment et comme tel ce jugement doit être remis en question.

Nous devons enfin reconduire  cette lutte qui a été abandonnée dans les années 70. Ce scrutin est une chance inouïe de constituer enfin et à l’abri des grands partis dont on devine l’intérêt particulier, un mouvement d’intérêt général : réclamer à la France la création pour nos concitoyens français d’une plateforme d’intégration économique et politique ici en Israël ! Cette proposition peut interloquer un Français, elle ne choquerait cependant ni un Russe, ni un Anglais et certainement pas un Américain.

Ce scrutin est une véritable chance offerte aux Français d’Israël. Il est l’occasion inespérée de fonder un mouvement à même de modifier une France sans repères, comme l’avouait un ancien président de la République, et un Israël où la représentation des Français est inexistante à la Knesset.

Car ne l’oublions pas, Israël, ce vieux pays ressuscité, est à la fois le pilier fondateur et l’avant-garde des valeurs civilisationnelles occidentales et orientales. Il est constitué presqu’entièrement de binationaux et devrait être un formidable tremplin pour pousser le vieux système républicain français à plus d’audace.

L’expatrié français en Israël doit être un modèle pour une République affolée, en proie aux démons du racisme et de l’antisémitisme.

L’expatrié Français doit mêler sa voix à la bataille républicaine qui gronde en métropole, c’est son mutisme qui a créé ce sidérant enfermement dans lequel se débat  la nation française à l’endroit de la question multiethnique qui frise à présent l’autisme, c’est à dire la tentation d’abdiquer devant une réalité qui submerge la société.

 

Que demanderai-je a la France, à l’endroit d’Israël, si je suis élu ?

J’ai appris que le terrain politique est plus subtil que les effets d’annonces. Les vrais lieux du pouvoir sont les cabinets ministériels et les grands groupes industriels. C’est là que je serais présent afin de faire entendre notre voix – ce qui ne m’empêchera pas, fort du mandat qui me sera confié, d’être présent dans les couloirs de l’Assemblée Nationale afin de convaincre également les autres élus.

 

 

Que demander ?

L’impression générale est que la France ne s’occupe pas avec la célérité nécessaire des Français de l’étranger. C’est une certaine forme d’abandon qui est à remarquer. Et l’image de la France au lieu de rayonner s’étiole et se ternit.

Je désire m’employer à remédier à ce mal qui gagne et ronge les attentes légitimes de nos compatriotes et à ce titre les Français de l’étranger de toute l’Europe du Sud sont logés à la même enseigne.

Tous ces territoires semblent être devenus des sortes de territoires perdus de la République.

–         On y accède avec difficulté. Les billets d’avion sont chers. Et les transporteurs ne peuvent jouer la concurrence du fait de la position monopolistique des compagnies nationales. Nous devons remédier  à ce mal en rouvrant le dossier du projet « ciel ouvert à bas prix»

 

–         Les diplômes acquis en France ont encore du mal à être reconnus par les pays d’accueil, Israël est le mauvais élève de la classe. Mon rôle sera, fort de mon mandat, de négocier avec les autorités compétentes françaises ainsi que celles du pays d’accueil . Car cette situation est inacceptable.

 

–         J’œuvrerai pour que davantage de bourses d’études soient octroyées aux étudiants, car il en va de la réputation de la France à l’étranger.

 

–         Les produits culturels français, livres, journaux, musique, spectacles sont hors de prix. Je demanderai leur subventionnement. « L’exception culturelle française » doit également être appliquée à l’étranger…

 

–         Le problème des retraites est de loin le plus important. Je lutterai pour que les retraites des Français de l’étranger soient garanties afin de faire taire la peur de nos compatriotes à cet endroit.

 

–         J’œuvrerai définitivement afin que les transferts hypothécaires entre la France et les Français de l’étranger deviennent bientôt un acquis et non plus la source de tracasseries innommables.

 

–         J’œuvrerai définitivement également pour qu’une information vraie et fiable puisse circuler sur la situation réelle d’Israël. Nos compatriotes installés dans le pays ont une vision réelle et non tronquée puisqu’ils y vivent au quotidien. La France doit en tirer la leçon.

 

–         Israël, fort d’une population d’un million de francophones doit avoir enfin sa place dans la Francophonie.

 

–         Je me battrai enfin pour la construction ou l’aménagement de quartiers ou de petites villes, des sources d’emploi en recherche et développement industriels et des universités afin de faciliter la venue du plus grand nombre vers Israël, et je pense à ce grand nombre effrayé par le pas à franchir et dont les revenus sont modestes. Je n’appelle pas à l’exode loin s’en faut. J’en appelle aux ambassadeurs français à venir cultiver le célèbre art de vivre à la française qui nous caractérise.

 

Comment m’y prendrai-je ?

En usant de persuasion et de conviction. Etre Français en Israël sera un statut et un honneur et non une fuite en avant.

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2 réflexions sur “ISRAEL

  1. Pingback: Ghislain Allon : Candidat à l’élection de la 8ième circonscription, pour représenter les Français de l’étranger | Ashdod Café

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